Mali: le nouveau découpage administratif au cœur d’une polémique

Depuis mercredi, un document de l’Assemblée nationale malienne a fuité sur les réseaux sociaux. Il s’agit du projet de loi sur la décentralisation à l’étude en ce moment par le gouvernement. Il prévoit notamment de doubler le nombre de régions administratives. Vingt régions.

C’est ce que prévoit ce document de l’Assemblée nationale qui n’est pas signé. Pour l’heure, le Mali dispose de dix régions : Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ménaka, Taoudénit, Kidal, Gao, Tombouctou, Ségou et Mopti. A celles-ci, s’ajouteront donc Bougouni, Dïoïla, Nioro, Koutiala, Gourma, Douentza, San, Bandiagara, Niala et Kita. Ces régions sont composées de cercles, qui deviennent des « collectivités territoriales de cercle », et qui prendront le nom de leur chef-lieu. Quant à Bamako, la capitale, il est prévu qu’elle soit divisée en dix communes urbaines. Le district de Bamako ayant toujours joui d’un statut particulier. D’ores et déjà, cette ébauche de réforme fait grincer des dents. Il faut dire que l’enjeu est de taille. Prévue dans l’accord de paix de 2015, qui a mis un terme à la crise dans le Nord, la décentralisation est censée transférer des compétences comme la gestion de l’hydraulique, l’éducation ou la santé. Et surtout des ressources financières aux collectivités territoriales. Cette décentralisation devrait donc définir de nouvelles règles dans le jeu de pouvoir entre Etat central et régions.

RFI

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